Acheter sa résidence principale : une erreur patrimoniale fréquente

Acheter sa résidence principale est souvent considéré comme une étape incontournable de la vie. Pourtant, en matière de stratégie patrimoniale, ce choix peut s’avérer contre-productif, surtout lorsqu’il est fait trop tôt ou sans réelle vision long terme.

Table des matières

L’acquisition d’une résidence principale : une opération coûteuse et peu productive

Des frais d’acquisition élevés… et non récupérables

L’achat d’un bien immobilier entraîne des coûts d’entrée significatifs, parmi lesquels :

 

  • Les frais de notaire, qui représentent 7 à 8 % du prix d’achat dans l’ancien

 

  • Les frais d’agence immobilière

 

  • Les travaux d’aménagement ou de mise aux normes

 

  • Les frais bancaires et de garantie

 

Ces dépenses sont intégralement supportées par l’acquéreur et n’apportent aucune valeur patrimoniale immédiate. Elles ne peuvent être amorties qu’à long terme, à condition de conserver le bien suffisamment longtemps.

 

L’impact souvent sous-estimé des intérêts d’emprunt

Souscrire un crédit immobilier sur 25 ans représente un engagement lourd. Les intérêts d’emprunt, en particulier durant les premières années, pèsent fortement sur le coût total de l’opération.

 

👉 À titre d’exemple, un financement de 400 000 € sur 25 ans à 3,5 % génère plus de 200 000 € d’intérêts.

 

Autrement dit, pour un bien acheté 400 000 €, l’acquéreur versera environ 600 000 € à la banque au terme du crédit. Ces intérêts ne sont ni récupérables, ni fiscalement déductibles : il s’agit d’un coût pur, sans création de valeur.

 

Un achat rarement rentable avant 15 ans

Contrairement aux idées reçues, il ne suffit pas de 6 ou 8 ans pour rentabiliser l’achat de sa résidence principale. En réalité, il faut en moyenne 15 ans pour que l’opération devienne rentable, une fois pris en compte :

 

  • Les frais d’acquisition

 

  • Les intérêts du prêt

 

  • Les charges courantes

 

  • La fiscalité locale

 

Ce seuil de rentabilité suppose, en plus, un marché haussier et une revalorisation correcte du bien. Or, une majorité de ménages revend leur résidence avant 10 ans, bien souvent à perte une fois tous les flux financiers intégrés.

La plus-value immobilière : une illusion comptable

On entend souvent : « J’ai fait une belle plus-value à la revente ».
Mais ce qui compte vraiment, c’est le résultat patrimonial net de l’opération, pas la plus-value brute.

 

📊 Exemple chiffré : entre plus-value apparente et perte réelle

Hypothèses :

 

  • Prix d’achat du bien : 400 000 €

 

  • Frais de notaire : 35 000 €

 

  • Travaux : 25 000 €

 

  • Apport personnel : 40 000 €

 

  • Crédit : 420 000 € sur 25 ans à 3,5 %

 

  • Mensualité : 2 103 €

 

  • Durée de détention : 10 ans

 

  • Charges courantes (copro + taxe foncière) : 30 000 €

 

  • Prix de revente : 460 000 €

 

Lecture des chiffres :

✅ Plus-value brute :

460 000 € (prix de revente) – 400 000 € (prix d’achat) = +60 000 €

 

💰 Capital récupéré à la revente :

Prix de vente – capital restant dû (~290 000 €) = 170 000 €

 

💸 Sommes injectées pendant 10 ans :

 

  • Apport : 40 000 €

 

  • Remboursements de prêt : 2 103 € × 120 mois = 252 360 €

 

  • Charges : 30 000 €

 

→ Total injecté : 322 360 €

 

🔻 Résultat patrimonial net :

170 000 € – 322 360 € = –152 360 €

 

➡️ Malgré une plus-value apparente de 60 000 €, l’opération se solde par une perte patrimoniale réelle de plus de 150 000 €.

 

Une confusion fréquente… mais potentiellement désastreuse pour vos projets financiers.

Immobilisation de capital et blocage de la capacité d’endettement

Acheter une résidence principale, c’est aussi :

 

  • Immobiliser une part importante de son épargne

 

  • Saturer sa capacité d’endettement pendant 20 à 25 ans

 

Résultat : vous vous privez de la possibilité de financer des investissements bien plus rentables, notamment dans la location meublée courte durée, où la rentabilité brute peut dépasser 15 % et le cashflow mensuel net atteindre 1 000 à 4 000 €.

Une alternative stratégique : rester locataire, investir ailleurs

Plutôt que d’acheter trop tôt, il peut être bien plus judicieux de rester locataire pendant les premières années. Cela vous permet de :

 

  • Garder de la flexibilité dans vos choix de vie

 

  • Utiliser votre capacité d’emprunt pour investir dans un bien locatif rentable

 

  • Faire travailler votre argent immédiatement

 

  • Générer un cashflow positif, sans immobiliser votre épargne

 

Un investissement bien ciblé, notamment en location courte durée, peut offrir un TRI supérieur à 100 %, tout en constituant un patrimoine autonome, soutenu par les loyers.

 

Une fois votre situation stabilisée et un point de chute durable identifié (où rester au moins 15 ans), vous pourrez acheter votre résidence principale dans de bien meilleures conditions.

Conclusion

Acheter sa résidence principale peut sembler naturel. Pourtant, dans une logique de performance patrimoniale, ce n’est pas toujours la meilleure décision.

 

En choisissant de rester locataire et d’investir dans un bien locatif à fort rendement, vous mettez toutes les chances de votre côté pour :

 

  • Créer de la richesse réelle

 

  • Bénéficier de l’effet de levier bancaire

 

  • Optimiser votre fiscalité

 

  • Générer des revenus passifs dès maintenant

 

Il ne s’agit pas de renoncer à devenir propriétaire, mais de le faire au bon moment, avec une vision long terme et des bases financières solides.

 

👉 Faites le choix de la stratégie, pas de la précipitation.

 
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